mercredi 31 mars 2010
“La Voie du Tao, un autre chemin de l’être” : 31 mars 2010 – 5 juillet 2010
http://www.rmn.fr/francais/nouvel_accueil/francais/les-musees-et-leurs-expositions/galeries-nationales-grand-palais/expositions/la-voie-du-tao-un-autre-chemin-de

La Voie du Tao, un autre chemin de l'être
31 mars 2010 – 5 juillet 2010
samedi 27 mars 2010
A l'agenda
- expo sur la justice à Orsay
- Jacquemart-André, peinture espagnole
- Munch, Pinacothèque de Paris
- Grand Palais ?
- Icônes au Louvre
jeudi 4 mars 2010
toujours Ben, mais cette fois Fluxus
Nicolas Feuillie
Fluxus Dixit
Presses du Réel - 19 novembre 2002
-4e de couverture-
Olivier Lussac
Happening et Fluxus
Harmattan - 1er avril 2004
-4e de couverture-
Ben Vautier
Suicide d'artiste
L'Esprit du temps - Janvier 2009
Ben est un artiste majeur de l'avant-garde artistique française. Il est particulièrement connu du grand public pour ses «pensées» écrites blanc sur noir. Il vit et travaille à Nice sur les hauteurs de Saint-Pancrace.
- 4ème de couverture -
Ben Vautier
Mes démangeaisons : ça gratte !
Le Mot et le Reste - Mai 2007
J'ajouterais donc que le bonheur pour moi
C'est de râler en classant.
L'inquiétude pour moi c'est de me dire : ai-je tout classé ?
L'inquiétude pour moi c'est de trouver une liste
Et ne pas savoir où la classer.
La vie est faite de tout :
De grandes théories sur les limites de l'art
Mais aussi du climatiseur qui marche mal.
À propos où est passé le mode d'emploi ?
Ben note consciencieusement tous ses états d'âme, sa recherche de la vérité, ses notes sur l'ethnisme, sur le sexe ou sur le monde de l'art contemporain dans des newsletters quotidiennes. Avant de basculer sur le net, ces billets d'humeur faisaient déjà l'objet d'un mensuel photocopié que les happy few de l'art s'arrachaient.
Mes Démangeaisons propose une sélection de textes, intégraux ou partiels issus de centaines de newsletters. Ce recueil offre une vision synthétique de l'univers de l'artiste que vous pourrez retrouver dans sa multiplicité et complexité sur le site internet : www.ben-vautier.com
- 4ème de couverture -
mercredi 3 mars 2010
encore mieux : ben-vautier.com
et par exemple :
Allez Vous Faire Foutre (1998)
(à chercher dans l'index)Un article pas mal de Ouest-France, notamment pour l'observation de Yves Klein.
Tout le monde connaît ses pensées, écrites en lettres rondes sur un tas de produits dérivés. Benjamin Vautier les signe Ben, depuis des années. À partir d'aujourd'hui, le musée d'art contemporain de Lyon consacre sa première rétrospective au plus populaire et au plus méconnu des artistes français. Un magnifique bazar de mots.
Mardi, à la veille de l'ouverture de sa rétrospective lyonnaise, Ben a accueilli les journalistes allongé dans un lit, sur lequel on pou-vait lire « Dormir avec toi ». « Vous vous êtes fait manipuler par le marketing, c'est pour ça que vous êtes là ! »
« Ben est un provocateur », confirme Jon Hendricks, le commissaire américain de l'exposition. Il est aussi l'artiste français qui réussit l'exploit d'être à la fois le plus populaire et le plus méconnu. Son art, comme celui de Picasso, est reconnaissable au premier coup d'oeil. Des milliers de jeunes connaissent et collectionnent ses pensées sur un agenda, un petit carnet, un tas de produits dérivés... L'artiste a touché en plein coeur cette génération SMS qui aime communiquer, soigner son image, sa relation aux autres. « J'aime copier », leur dit-il depuis les années 1970, ou encore « Je suis célèbre », « Je suis un menteur »...
Ces messages n'ont l'air de rien ? Rien à voir avec la beauté plastique d'un Turner, exposé en ce moment, à Paris ? « L'art est inutile, rentrez chez vous », a déjà répondu Ben, en mots. Taquin, il vous invite aujourd'hui à « faire de l'art contemporain. C'est facile. Il suffit de faire quelque chose de nouveau... »
Vers la fin des années 1950, lui, par exemple, dessinait « de très belles bananes... j'avais vérifié, aucun artiste ne l'avait fait avant moi. » (Andy Warhol, le fera plus tard)... Ben en était là de ses interrogations, quand son ami, l'artiste du bleu Yves Klein, lui dit (en gros) : « L'écriture c'est important pour toi. Tu arrives à dire les choses en peu de mots... »
« Oui, je gagneun peu d'argent... »
C'est ainsi que le Niçois, qui écrivait déjà sur les murs, dans les rues, a soigné son lettrage, aux boucles rondes et enfantines (avec des ronds sur les « i »), influencé par Marcel Duchamp et les dadas. C'est sa période « Je signe tout » : un coup de pied, des détritus de poubelles, une balle de ping-pong qui contient Dieu...
Tout ce qui est écrit laissant trace, Ben a été la cible d'attaques en règle. L'écrivaine Catherine Millet, fondatrice de la revue art press, a été la plus sévère, le qualifiant de « verbomaniaque du non-sens ». Le Niçois ne l'a pas attendue pour faire son autocritique. Dès 1965, il a baptisé sa galerie Ben doute de tout.
Quand, vingt ans plus tard, il se lance dans l'édition de ses textes, en vendant son premier tee-shirt Je me sens seul, il s'interroge encore : « Dois-je continuer? Les chaussettes, c'est peut-être un peu trop ? » Car Ben est drôle. Il a appelé ses enfants Cunégonde et Malabar, et sa maison de Nice aussi.
Philippe Vergne, directeur de la DIA Art Foundation, à New York, résume le côté « entrepreneur » de Ben. Il faut le prendre « au sens de charlatan ». Ben vend ses messages parce qu'il « recherche la plus large diffusion de son oeuvre. Pour lui, il n'y a pas de coupure ou de hiérarchie entre l'art et la vie. »
Ben emploie des mots plus simples : « Peindre dans son atelier, être un artiste maudit, c'est de l'histoire ancienne. Alors oui, je gagne un peu d'argent, mais pas autant que vous croyez. » C'est-à-dire ? « Je vends une phrase comme une licence à 100 €, 500 € ou 1 000 €, et après, c'est l'industriel (qui vend les produits dérivés) qui s'en met plein les poches. »
Ben, agent du capitalisme ? « Résolument engagé à gauche, au contraire », affirme Jon Hendricks. Jeune, Benjamin Vautier se revendiquait « relativement stalinien ». Il est devenu régionaliste sur le tard. « J'ai déjà écrit Bretagne libre, en breton, pour mes amis de là-haut », confie-t-il.
Pour l'heure, Ben fait le fanfaron. Il n'avait jamais vu autant de journalistes. Il devise sur sa mère, Gainsbourg... Ne pas se fier à son air débonnaire, glisse le directeur du musée: « C'est un artiste exigeant. Qui tourne longtemps autour d'une phrase pour la réduire à l'essentiel ».
Pour cette exposition, il a collé des messages partout dans le musée. « Cette marche ne mène nulle part » sur l'escalier de l'entrée.
