mercredi 24 novembre 2010
Maison européenne de la photographie
http://www.mep-fr.org/actu_1.htm
BnF - Projection - La France selon Sophie Ristelhueber : « paysages vus du train » - Paysage fer
http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_auditoriums/f.france_selon_projections.html?seance=1223904465291
Paysage fer de Fabrice Cazeneuve et François Bon (52 min, 2003) Le voyage en train vers l'est de la France n'a pas toujours épousé le trajet de l'actuel TGV. Avant que le souvenir de ces paysages ne vienne s'effacer du quotidien des voyageurs, Fabrice Cazeneuve parcourt un morceau du territoire sur un texte de François Bon. De Paris à Nancy en passant par Vitry-le-François ou Commercy, une certaine poésie des lieux se déroule sous nos yeux, comme un voyage dans le temps. La maison sur l'écluse, le stade de foot détrempé, la grande maison inhabitée de Revigny ou la pyramide de la direction départementale du Crédit Agricole à Bar-le-Duc, sont autant de fragments de la « peau humaine d'un pays ».
BnF - Projection - La France selon Gabriele Basilico : « le littoral » - La Digue
samedi 27 novembre 2010 12h30-14h00
Gabriele Basilico : « le littoral » d'Olivier Guiton (8 min, 1985)
Gabriele Basilico est l'un des photographes « documentaristes » les plus connus de la ville et du paysage industriel. Le photographe met en scène pour « Territoires photographiques », la solitude du photographe face à l'espace. Son travail sur le littoral français lui a valu de participer ensuite, à de nombreux projets analogues dans toute l'Europe.
La Digue de Frédéric Touchard (1 h 07, 2006)
À proximité du vaste complexe pétrochimique classé zone Seveso II, reliant les postes pétroliers au bassin maritime, la digue du Break à Dunkerque longe la plage. Espace entre deux, ne faisant partie ni de l'espace public, ni de l'espace privé, selon le sociologue Jean Marie Gueuret, c'est un lieu qui malgré les panneaux d'interdiction reste accessible à tous. On y vient pour pêcher, profiter des bienfaits de la mer, observer les oiseaux. L'imposante présence des industries ne vient renforcer l'étrange beauté des lieux. Mais la digue reste pour ses habitants, conscients des risques, un espace unique pour la promenade et les loisirs.
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"Labo" et ateliers de la BNF, 9 décembre
Les ateliers sont l'occasion d'échanger, autour d'un modérateur, sur des sujets d'expérimentation et de réflexion relatifs aux usages et aux enjeux des nouveaux médias pour les bibliothèques. Le premier d'une série de quatre s'est tenu en juin 2010, et les thèmes retenus sont les suivants :
- Jeudi 9 décembre 2010 à 11h30 - Espace Labo BnF
Vidéo, montage et analyse automatique, traitement éditorial pour indexation et classement automatique
Les usages sont larges, ils peuvent concerner l'archivage et la recherche, mais aussi le partage et la diffusion facilitée ainsi que des usages indispensables pour le nouveau journalisme.
Plus d'informations (mais le site ne fonctionne pas...)
mardi 23 novembre 2010
BnF - Exposition - La France de Raymond Depardon
La France de Raymond Depardon
-
-
Site François-Mitterrand
mardi - samedi de 10h à 19h
dimanche de 13h à 19h
sauf lundi et jours fériéstarif plein : 7 €
tarif réduit : 5 €
du 30 septembre 2010 au 9 janvier 2011 François-Mitterrand / Grande Galerie
http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_expositions/f.france_depardon.html
jeudi 2 septembre 2010
dimanche 29 août 2010
samedi 21 août 2010
Jeu de Paume, William Kentridge
http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&sousmenu=10&idArt=1179&lieu=1
Le Jeu de Paume présente, pour la première fois en France, une rétrospective de l'artiste sud africain William Kentridge, organisée par le San Francisco Museum of Modern Art et le Norton Museum of Art.
Né à Johannesburgh en 1955, William Kentridge a d'abord suivi des études de sciences politiques avant de se tourner vers l'art.
Connu essentiellement pour ses films d'animation composés de dessins au fusain, cet artiste travaille aussi la gravure, le collage, la sculpture, la performance et l'opéra. Associant le politique et le poétique, William Kentridge entreprend dans son œuvre graphique, comme dans ses installations et ses films, de dénoncer l'apartheid et le colonialisme : "Je pratique un art politique, c'est-à-dire ambigu, contradictoire, inachevé, orienté vers des fins précises : un art d'un optimisme mesuré, qui refuse le nihilisme."
"William Kentridge, cinq thèmes" s'articule autour des grands thèmes qui ont mobilisé Kentridge depuis les trente dernières années, au travers d'une importante sélection de ses œuvres de la fin des années 1980 jusqu'à nos jours. Mettant l'accent sur ses productions les plus récentes comme Learning from the Absurd : The Nose (2008), l'exposition révèle, pour la première fois en France, le très large éventail de son œuvre.
> Visionnez le "Portrait filmé" de William Kentridge. Document PDF téléchargeable > PetitJournal_Kentridge.
jeudi 10 juin 2010
Agora - Nuit du prototype, suite
Ouverture de labos
La voix et la synthèse, le geste et l'interaction sonore, l'improvisation, la lutherie virtuelle, les technologies audio avancées pour la production.
Studio 5
16h30 Suivi du geste et interactions sonores
Frédéric Bevilacqua, Norbert Schnell
17h30 Technologies audio avancées
Frédérick Rousseau
18h30 Improvisation assistée par ordinateur
Gérard Assayag, Benjamin Lévy, Laurent Mariusse, percussion
19h30 Improvisation assistée par ordinateur
Gérard Assayag, Benjamin Lévy, Laurent Mariusse, percussion
20h30 Suivi du geste et interaction sonore
Frédéric Bevilacqua, Norbert Schnell
21h30 Technologies audio avancées
Frédérick Rousseau
Agora 2010, festival du prototype
Créer une intrigue sensible entre le laboratoire, l'université, l'atelier et la société, adresser publiquement des questions issues de l'invention artistique et de l'imaginaire scientifique, éprouver les effets du prototype par les uvres, c'est immédiatement opérer hors des cadastres des cultures.
L'Ircam expose cette singularité dans un festival des « premières fois », un scénario fait d'innovations et de ruptures, une histoire de prototypes aux répercussions inattendues. Prototypes de Michael Jarrell rencontrant la langue de Heiner Müller, de Sarkis réintroduisant le hasard perdu dans Roaratorio de Cage. Prototype et rêve d'un orchestre parlant chez Jonathan Harvey, d'un théâtre de lumières et d'un « clavier de sensations » chez Gérard Pesson ; première monumentale de Tristan Murail mêlant grand orchestre, churs réels et virtuels. Au prototype artistique appartient ce caractère énigmatique entre tous, décelé par Proust dans le septuor de Vinteuil, d'être une « durable nouveauté ». Suite>>
mardi 1 juin 2010
Gérard de Nerval. Petite vie des grands hommes
1841 : Première crise de folie. Nerval promène un homard vivant au bout d'un ruban bleu dans les jardins du Palais-Royal.
1843 : Nerval voyage en Egypte. Il a emporté un appareil de daguerréotypie. Au Caire, Nerval s'achète un manteau en poil de chameau, une esclave javanaise de dix-huit ans et une basse-cour. Retour en Europe. Ayant coincé un pan de sa redingote dans les battants d'une porte cochère, Nerval fait semblant d'être adossé et de lire un petit agenda. Nerval préface Les Ballons, histoire de la locomotion aérienne de Félix Tournachon dit Nadar. Place du Carroussel à Paris, chaque matin, Nerval converse avec les perroquets des heures entières. Il leur apporte parfois des cerises. Le kakatoès, pour le remercier, prend une posture acrobatique.
1853, l'année de la folie, Nerval se dit : Je me dis : la nuit éternelle commence, et elle va être terrible. Que va-t-il arriver quand les hommes s'apercevront qu'il n'y a plus de soleil ? Il confond un facteur avec Jean de Bourgogne. Observe les ébats de l'hippopotame du Jardin des Plantes, à qui il jette son chapeau en pâture. Mais Nerval voyage : on ne me trouve pas fou en Allemagne. De retour, lors d'un séjour volontaire à la clinique du docteur Blanche, il est torturé par les infirmiers. Nerval s'enfuit. S'habille en chemise dans le grand froid tonifiant, car les Lapons ne sont jamais malades.
Le 24 janvier 1855, il écrit : Ne m'attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche. Nerval, quarante-sept ans, est retrouvé pendu dans une ruelle. Son squelette, exhumé en 1867 suite à l'expiration de la concession décennale de l'emplacement, fut replacé dans un cercueil d'enfant, au Père-Lachaise. On a oublié de graver son nom sur la tombe.
mardi 4 mai 2010
dimanche 2 mai 2010
Rétrospective Robert Siodmak
ROBERT SIODMAK
Du 14 avril au 13 juin 2010
Cinéaste nomade, parti de Berlin en 1933, passé par les studios français, avant de faire une œuvre toujours personnelle aux États-Unis. Tout l'héritage de expressionnisme s'incarnera dans sa remarquable série de films noirs. Voir notice et filmo sur
http://www.cineartistes.com/fiche-Robert+Siodmak.html
dimanche 4 avril 2010
mercredi 31 mars 2010
“La Voie du Tao, un autre chemin de l’être” : 31 mars 2010 – 5 juillet 2010
http://www.rmn.fr/francais/nouvel_accueil/francais/les-musees-et-leurs-expositions/galeries-nationales-grand-palais/expositions/la-voie-du-tao-un-autre-chemin-de

La Voie du Tao, un autre chemin de l'être
31 mars 2010 – 5 juillet 2010
samedi 27 mars 2010
A l'agenda
- expo sur la justice à Orsay
- Jacquemart-André, peinture espagnole
- Munch, Pinacothèque de Paris
- Grand Palais ?
- Icônes au Louvre
jeudi 4 mars 2010
toujours Ben, mais cette fois Fluxus
Nicolas Feuillie
Fluxus Dixit
Presses du Réel - 19 novembre 2002
-4e de couverture-
Olivier Lussac
Happening et Fluxus
Harmattan - 1er avril 2004
-4e de couverture-
Ben Vautier
Suicide d'artiste
L'Esprit du temps - Janvier 2009
Ben est un artiste majeur de l'avant-garde artistique française. Il est particulièrement connu du grand public pour ses «pensées» écrites blanc sur noir. Il vit et travaille à Nice sur les hauteurs de Saint-Pancrace.
- 4ème de couverture -
Ben Vautier
Mes démangeaisons : ça gratte !
Le Mot et le Reste - Mai 2007
J'ajouterais donc que le bonheur pour moi
C'est de râler en classant.
L'inquiétude pour moi c'est de me dire : ai-je tout classé ?
L'inquiétude pour moi c'est de trouver une liste
Et ne pas savoir où la classer.
La vie est faite de tout :
De grandes théories sur les limites de l'art
Mais aussi du climatiseur qui marche mal.
À propos où est passé le mode d'emploi ?
Ben note consciencieusement tous ses états d'âme, sa recherche de la vérité, ses notes sur l'ethnisme, sur le sexe ou sur le monde de l'art contemporain dans des newsletters quotidiennes. Avant de basculer sur le net, ces billets d'humeur faisaient déjà l'objet d'un mensuel photocopié que les happy few de l'art s'arrachaient.
Mes Démangeaisons propose une sélection de textes, intégraux ou partiels issus de centaines de newsletters. Ce recueil offre une vision synthétique de l'univers de l'artiste que vous pourrez retrouver dans sa multiplicité et complexité sur le site internet : www.ben-vautier.com
- 4ème de couverture -
mercredi 3 mars 2010
encore mieux : ben-vautier.com
et par exemple :
Allez Vous Faire Foutre (1998)
(à chercher dans l'index)Un article pas mal de Ouest-France, notamment pour l'observation de Yves Klein.
Tout le monde connaît ses pensées, écrites en lettres rondes sur un tas de produits dérivés. Benjamin Vautier les signe Ben, depuis des années. À partir d'aujourd'hui, le musée d'art contemporain de Lyon consacre sa première rétrospective au plus populaire et au plus méconnu des artistes français. Un magnifique bazar de mots.
Mardi, à la veille de l'ouverture de sa rétrospective lyonnaise, Ben a accueilli les journalistes allongé dans un lit, sur lequel on pou-vait lire « Dormir avec toi ». « Vous vous êtes fait manipuler par le marketing, c'est pour ça que vous êtes là ! »
« Ben est un provocateur », confirme Jon Hendricks, le commissaire américain de l'exposition. Il est aussi l'artiste français qui réussit l'exploit d'être à la fois le plus populaire et le plus méconnu. Son art, comme celui de Picasso, est reconnaissable au premier coup d'oeil. Des milliers de jeunes connaissent et collectionnent ses pensées sur un agenda, un petit carnet, un tas de produits dérivés... L'artiste a touché en plein coeur cette génération SMS qui aime communiquer, soigner son image, sa relation aux autres. « J'aime copier », leur dit-il depuis les années 1970, ou encore « Je suis célèbre », « Je suis un menteur »...
Ces messages n'ont l'air de rien ? Rien à voir avec la beauté plastique d'un Turner, exposé en ce moment, à Paris ? « L'art est inutile, rentrez chez vous », a déjà répondu Ben, en mots. Taquin, il vous invite aujourd'hui à « faire de l'art contemporain. C'est facile. Il suffit de faire quelque chose de nouveau... »
Vers la fin des années 1950, lui, par exemple, dessinait « de très belles bananes... j'avais vérifié, aucun artiste ne l'avait fait avant moi. » (Andy Warhol, le fera plus tard)... Ben en était là de ses interrogations, quand son ami, l'artiste du bleu Yves Klein, lui dit (en gros) : « L'écriture c'est important pour toi. Tu arrives à dire les choses en peu de mots... »
« Oui, je gagneun peu d'argent... »
C'est ainsi que le Niçois, qui écrivait déjà sur les murs, dans les rues, a soigné son lettrage, aux boucles rondes et enfantines (avec des ronds sur les « i »), influencé par Marcel Duchamp et les dadas. C'est sa période « Je signe tout » : un coup de pied, des détritus de poubelles, une balle de ping-pong qui contient Dieu...
Tout ce qui est écrit laissant trace, Ben a été la cible d'attaques en règle. L'écrivaine Catherine Millet, fondatrice de la revue art press, a été la plus sévère, le qualifiant de « verbomaniaque du non-sens ». Le Niçois ne l'a pas attendue pour faire son autocritique. Dès 1965, il a baptisé sa galerie Ben doute de tout.
Quand, vingt ans plus tard, il se lance dans l'édition de ses textes, en vendant son premier tee-shirt Je me sens seul, il s'interroge encore : « Dois-je continuer? Les chaussettes, c'est peut-être un peu trop ? » Car Ben est drôle. Il a appelé ses enfants Cunégonde et Malabar, et sa maison de Nice aussi.
Philippe Vergne, directeur de la DIA Art Foundation, à New York, résume le côté « entrepreneur » de Ben. Il faut le prendre « au sens de charlatan ». Ben vend ses messages parce qu'il « recherche la plus large diffusion de son oeuvre. Pour lui, il n'y a pas de coupure ou de hiérarchie entre l'art et la vie. »
Ben emploie des mots plus simples : « Peindre dans son atelier, être un artiste maudit, c'est de l'histoire ancienne. Alors oui, je gagne un peu d'argent, mais pas autant que vous croyez. » C'est-à-dire ? « Je vends une phrase comme une licence à 100 €, 500 € ou 1 000 €, et après, c'est l'industriel (qui vend les produits dérivés) qui s'en met plein les poches. »
Ben, agent du capitalisme ? « Résolument engagé à gauche, au contraire », affirme Jon Hendricks. Jeune, Benjamin Vautier se revendiquait « relativement stalinien ». Il est devenu régionaliste sur le tard. « J'ai déjà écrit Bretagne libre, en breton, pour mes amis de là-haut », confie-t-il.
Pour l'heure, Ben fait le fanfaron. Il n'avait jamais vu autant de journalistes. Il devise sur sa mère, Gainsbourg... Ne pas se fier à son air débonnaire, glisse le directeur du musée: « C'est un artiste exigeant. Qui tourne longtemps autour d'une phrase pour la réduire à l'essentiel ».
Pour cette exposition, il a collé des messages partout dans le musée. « Cette marche ne mène nulle part » sur l'escalier de l'entrée.
Expo de Ben à Lyon
samedi 13 février 2010
des vidéos avec Fritz Lang sur YouTube
Lang, qui dit au détour d'une phrase (il parle en allemand) qu'il a
été déçu par Metropolis. Etonnant !
Et voici une autre vidéo où il parle de M, qui est son préféré (comme
il le dit dans Le mépris).
http://www.youtube.com/watch?v=GT_s_6F5hCc.
Il y en a toute une série, appelée Dokumentation (allemand non
sous-titré). C'est un film de Artem Demenok, justement, l'auteur du
docu sur Metropolis.
n°4 : http://www.youtube.com/watch?v=RccckATS4dk&NR=1,
on y voit Lang chez lui en Californie, en 1967. Il parle allemand,
encore. On le voit aussi en 1964 (vers 5')
Le n°3 commence avec Chabrol. Vers 2'30, c'est un extrait de "zum
Beispiel Fritz Lang", 1968, où il raconte son entrevue avec Goebbels.
Etc. On trouve facilement les autres morceaux.
Un docu sur les émigrés du nazisme, de Hitler à Hollywood. Instructif.
http://www.youtube.com/watch?v=9og6IRlVjh4&feature=related
Bref, aller voir
mardi 2 février 2010
Pas très kasher, les frères Coen… - Le fil cinéma - Télérama.fr
http://www.telerama.fr/cinema/les-coen-pas-tres-kasher,51769.php
mercredi 27 janvier 2010
vendredi 22 janvier 2010
Le Blog de Laurent Sapir, sur TSF Jazz
Ca parle aussi de cinéma et signale les films intéressants sous l'angle du jazz.
semaine du 20 janvier
vendredi 15 janvier 2010
Quelques titres de films visibles
“Tsar”, de Pavel Lounguine
“La Dame de trèfle”, de Jérôme Bonnell
“Wholetrain”, de Florian Gaag
samedi 2 janvier 2010
Quelques titres et une opinion sur Tetro
Blog Cannes 2009
Les Inrocks racontent le festival au quotidien
| LA GUERRE DES ÉTOILES> Tous les films | Emily Barnett | Julien Gester | Serge Kaganski | Jean-Marc Lalanne | Jean-Baptiste Morain |
|---|---|---|---|---|---|
| LE RUBAN BLANC de Michael HANEKE | ![]() | ![]() | ![]() | ||
| A L'ORIGINEde Xavier GIANNOLI | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | |
| LES HERBES FOLLES de Alain RESNAIS | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
| INGLOURIOUS BASTERDS de Quentin TARANTINO | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
| UN PROPHETE de Jacques AUDIARD | ![]() | ![]() | |||
| THE TIME THAT REMAINS de Elia SULEIMAN | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
Articles marqués 'Tetro'
Jeudi 14 mai : Le cas Coppola
La fête d'ouverture de la Quinzaine s'achevait il y a une heure sur un vibrant Dream Baby Dream susurré par Alan Vega, et il est un peu tard pour écrire, alors l'état des lieux journalier se fera bref, même s'il me Articlesfaudrait répondre longuement à Serge, dont je ne partage pas du tout les vues sur l'étrange cas Coppola. Pour aller vite, on fera cela en quatre points :
- A Cannes, cette année, le festivalier s'attachera avec une curiosité vaguement malsaine à ausculter les stigmates de la crise (la CRISE) sur le train de vie de l'imposante machine à paillettes. Après seulement deux jours, le constat est déjà confondant : trains bondés aux côtés d'avions délaissés par les journalistes, producteurs qui rechignent à fêter nuitamment leurs films, plages ouvertes seulement pour moitié, majors hollywoodiennes demeurées chez elles dès lors qu'elles n'ont pas de film à venir défendre, Croisette presque au naturel délestée qu'elle est d'une proportion considérable des affichages promotionnels qui la jalonnent habituellement… Si dans les discours de coins de trottoir rue d'Antibes, il paraît que le cinéma français s'en tire encore plutôt bien, de l'autre côté de l'Atlantique, et en bien d'autres prolifiques territoires de cinéma, on fait grise mine.
- C'est le cas notamment au Japon, d'où nous provenait tout de même l'un des beaux films de la journée, Air Doll de Hirokazu Kore-eda – dont le faux-doux et vrai-violent récit de famille Still Walking sortait il y a quelques semaines à peine sur les écrans français. Son nouveau long-métrage, le septième, est une sorte de fable contemporaine, au postulat immédiatement attrayant : seule interlocutrice d'un homme insignifiant et taciturne, une poupée gonflable (la fine actrice coréenne Bae Du-na, vue notamment dans The Host) accède petit à petit à la vie, et s'échappe, jusqu'à virer tout à fait femme. Autour d'elle gravite une foule éparse de solitaires, qui tous entreprennent à leur manière de combler une faille, une aspiration par le vide au cœur d'eux-mêmes. Dans son joli jeu de balancier entre, disons, les hommes creux de T.S. Elliott et Pinocchio, le conte de Kore-eda ballotte la poupée-femme de main en main, avec plus ou moins de rudesse, tandis que cet être neuf, au départ pure enveloppe vide, apprend dans la douleur à s'emplir d'humanité, notamment – c'est l'une des belles idées du film – par la fréquentation de ce miroir plus vrai que le monde qu'est le cinéma. Air Doll est peut-être un peu long et repassera d'ailleurs par la table de montage de Kore-eda avant de rallier votre multiplexe de proximité. Mais si, à force de langueurs, il épuise parfois quelques-uns de ses charmes et s'empêtre dans sa ronde chorale, il y a de quoi être séduit par sa richesse de ton, entre acidité et sens aigu du miracle, et la grâce d'un ultime réenchantement qui achève d'en faire la première belle pièce d'une prometteuse sélection Un Certain Regard 2009 – avec donc le film de Ghobadi, pas vu, dont Serge dresse les louanges ci-dessous, et dans l'attente trépignante de Mother drame vengeur de Bong Joon-ho (Memories of Murder, The Host), présenté samedi.
- La Compétition, quant à elle, dévoilait cet après-midi le denier rejeton de l'autre cinéaste de genre coréen que les festivals s'arrachent, Park Chan-wook (Old Boy), Grand Prix ici-même de l'édition 2004 à qui, tiens, Tilda Swinton, aurait alors chapardé la Palme pour la remettre à Michael Moore malgré l'enthousiasme du président Tarantino. De cet odieux cinéma, je n'attends pour ma part plus grand chose à force d'exécrer chacune de ses œuvres depuis JSA. Pourtant, nous sommes quelques-uns à avoir cru s'être laissés surprendre par Thirst et son récit structuré par l'attrait scandaleux du gore et du blasphème, où un prêtre viré vampire (l'excellent Song Kang-ho) coïte, assassine et mord à tout va. Pourtant, contre toute attente, les premières scènes introduisaient le film avec une surprenante sobriété, une certaine assurance du trait sans débord. Promesse non tenue, puisque très vite, trop vite, les choses tournent mal. Soudain refont surface les manières tout-à-l'épate, la solennité pompière et une inaltérable morgue dans la peinture complaisante de l'abjection. Et ainsi, tandis que Park Chan-wook retrouve la plénitude de ses moyens, le film nous perd – littéralement, à vrai dire : je n'aurais rien manqué à suivre ceux de mes collègues qui renoncèrent à s'infliger l'ensemble de ses interminables deux heures et quelque.
- Inégale, la journée s'est emballée avec la découverte du nouveau Coppola, Tetro, qui me paraît infiniment plus aimable que Serge ne l'a écrit. L'enthousiasme qu'il suscite assez communément dictera sans doute de belles pages de débat critique aux zélateurs autant qu'aux déçus. Entre temps, il faudrait en dire au moins cela : bien que densément autobiographique, Tetro apparaît en geste parmi les plus déroutants de la filmographie de Francis Ford Coppola. Non sans d'occasionnelles maladresses, c'est une œuvre superbement solitaire, sans cousinage avec qui dialoguer dans le cinéma contemporain – aux uns, aux autres, elle évoquera tout et n'importe quoi : la première phase danoise de Lars Von Trier, Star Wars, et comme tous les scénarios signés par Coppola seul, sa veine la plus abstraite. Tenu par un Vincent Gallo époustouflant et taillé dans un trouble noir et blanc troué de séquences en couleurs entre cauchemar réminiscent et opérette, Tetro se révèle un de ces films bouleversants dont pourtant chacun des effets semble passé au filtre d'une étrangeté, d'une indécidabilité de là où le désir du film va se porter. Avec malice et majesté, le récit y fraie son propre cheminement, imprévisible, versifié, et le découpage narratif a moins à voir avec l'écriture que l'usage somptueux de la lumière, motif sans cesse rabâché par le film, depuis son plan inaugral. On s'échappe parfois des scènes par leur centre, simplement pour trouver en l'inopinée suivante une caisse de résonance. L'époque est indiscernable, et dans l'obscurité qu'ils tissent autour d'eux-mêmes, Tetro et Coppola semblent composer leur propre temps.
Julien Gester
les films d'après la Tribune du 22 décembre
Pas de véritables coups de cœur, cette semaine, sur grand écran si ce n'est « Tetro », le film un brin trop long de Francis Ford Coppola.

Un maître du cinéma, deux réalisateurs appréciés, un auteur maintes fois remarqué. A première vue, les films de la semaine s'annoncent pleins de promesses. Avant de se révéler plus ou moins décevants.
Première escale en Argentine. C'est là que le grand Francis Ford Coppola a planté sa caméra, entrainant dans l'aventure le comédien Vincent Gallo. Ce dernier, plus fiévreux que jamais, y incarne « Tetro », un Américain réfugié à Buenos Aires pour échapper à son père, un grand chef d'orchestre. Jusqu'au jour où son demi-frère sonne à sa porte.
Coppola témoigne ici d'une extraordinaire maîtrise du noir et blanc. D'où une image d'une beauté à couper le souffle qui semble avoir autant envoûté le réalisateur que les spectateurs. Car ce dernier se laisse emporter par son histoire au point de ne plus contrôler le temps.
Reste que « Tetro » permet à Coppola de renouer avec ses thèmes de prédilection - la famille, la rivalité. Il s'agit surtout de l'une de ses œuvres les plus personnelles. Carmine, son père, est musicien et ses enfants travaillent dans le cinéma. Mais si Sofia cumule succès critiques et publics, Roman lui n'a jamais vraiment réussi à se faire un prénom.
Pas si simple
Productrice et scénariste, Nancy Meyers s'est imposée comme réalisatrice avec un film, drôle et jubilatoire, « Ce que veulent les femmes » dans lequel Mel Gibson incarnait un misogyne capable d'entendre la moindre pensée des dames de son entourage. Meyers n'a malheureusement jamais fait aussi bien depuis. Ce qui n'empêche pas sa dernière comédie, « Pas si simple », d'être plaisante. Lorgnant du côté de Feydeau, elle déroule l'histoire d'un couple divorcé (Meryl Streep et Alec Baldwin) qui se rabiboche sur l'oreiller alors que Monsieur est remarié. Au final, Nancy Meyers offre aux spectateurs quelques scènes très drôles, d'autres interminables, une excellente B. O. et pas mal de clichés.
Un film de saison
Le Finlandais Mika Kaurismaki (le frère d'Aki) a pour sa part réalisé un film de saison. Le soir de Noël, trois amis se retrouvent par hasard et décident de passer la soirée dans un karaoké d'Helsinki. Le premier est persuadé que l'enfant dont vient d'accoucher sa femme n'est pas de lui. Le second n'a pas le droit d'approcher son fils, tandis que le dernier est accusé par son gamin d'être responsable de la mort de sa mère. D'abord incarnées à l'écran, ces histoires passionnantes deviennent malheureusement plombantes à partir du moment où les protagonistes les évoquent à huis-clos.
Le soliste
Pour se remettre, quelques notes de musique avec « Le soliste » de Joe Wright (« Orgueil et préjugés », « Reviens-moi »). L'histoire vraie d'une rencontre. Celle entre Steve Lopez, un journaliste à la motivation en berne, et Nathaniel Ayers, un sans-abri, violoniste d'exception, à tendance schizophrène campé par un Jamie Foxx sidérant de justesse dans ce rôle. Complexe, la relation entre les deux hommes émeut, même si elle frôle à la fin le pathos.
The Queen & I
Nahid Personn Sarvestani, Iranienne exilée en Suède, s'intéresse de nouveau à son pays d'origine. Arrêtée en 2004 à la suite de son documentaire primé sur deux prostituées de Téhéran, la réalisatrice se focalise aujourd'hui sur la veuve du Shah d'Iran, Farah Pahlavi. Un choix surprenant de la part de cette ancienne communiste, qu'elle justifie par la problématique de l'exil -vécu par les deux femmes- et l'amour pour un pays dont elles sont toutes deux rejetées. A partir de la genèse du documentaire (explication du projet, prises de contact...) et d'entretiens avec l'ex-impératrice, Nahid Personn Sarvestani propose une approche subjective de cette figure politique, confiant à la caméra ses interrogations, ses sentiments. Réfractaire au départ, la reine finit par se livrer. Un portrait sensible.
Sarah Foulard et Yasmine Youssi




